Pharmacie des Grands Champs - Flux RSS de conseils santé Les conseils santé de Pharmacie des Grands Champs et dossiers sur les maladies et pathologies les plus courrantes. https://pharmaciedesgrandschamps-stavertin.pharmavie.fr/conseils Sat, 28 Jan 2023 13:56:16 +0100 <![CDATA[L'acné : comment la traiter ?]]> Plus gênante que grave, l’acné touche 80% des adolescents. Même si 90% des cas d’acné à l’adolescence disparaissent spontanément à 25 ans, il est nécessaire de ne pas négliger l’hygiène, le soin et le traitement.

 

D'où vient l'acné ? 

L’acné est une maladie qui résulte de la conjonction de 3 mécanismes.

  • La hausse de la sécrétion du sébum (cette substance est sécrétée par votre peau pour la protéger du dessèchement et des agressions extérieures.

  • L’obstruction du canal séborrhéique : lorsque les cellules superficielles de la peau empêchent la sortie du sébum
  • L’inflammation du follicule : le bouchon du canal formé créé des conditions favorables au développement d’une bactérie, connue sous le nom de Propionibacterium acnes, créant ainsi une cascade de réactions inflammatoires et la formation du fameux bouton

 

Des soins adaptés à l'acné

Avec ou sans traitement médicamenteux, il convient de privilégier une hygiène adaptée et quotidienne. L’excès de sébum (ou de gras) doit être enlevé en douceur pour ne pas entraîner une réaction de surproduction des glandes surproduisant ce sébum. Ainsi, il vaut mieux utiliser des gels ou des pains « sans savon » pour peaux à tendance acnéique ou peaux grasses à imperfections qui dessèchent moins ou une eau micellaire si le nettoyage se fait à l’aide d’un coton. Les gels et crèmes à base notamment d’antiseptique, de kératolytique, de sels de zinc ou de cuivre, peuvent être utilisés s’ils sont bien tolérés.

Parce qu’une peau grasse n’est pas forcément hydratée, après la toilette du matin, appliquez une crème hydratante à la formule adaptée aux peaux grasses, plus fluide et moins grasse. Le produit peut contenir des agents apaisants, anti-inflammatoire, matifiant ou séborégulatrice (limitant la sécrétion du sébum) afin d’agir sur les causes de ce problème de peau.

Il faut proscrire le savon ordinaire ou « savon de Marseille » et les produits alcoolisés. Il est déconseillé aussi d’utiliser un gant de toilette et de nettoyer le visage sous le jet de la douche (provoque un dessèchement de la peau par le calcaire, une dilatation des vaisseaux, donc une rougeur, et une réaction réflexe de sursécrétion de sébum).

Enfin, il est indispensable de protéger les boutons du soleil pendant la belle saison pour limiter les effets sur la cicatrisation et à la poussée d’acné dans les semaines suivant l’exposition. Certaines soins hydratant quotidiens contiennent des filtres UV.

 

Le rasage est-il conseillé quand on a de l'acné ? 

Le rasage est un traumatisant pour les lésions acnéiques inflammatoires. Préférez le rasage électrique ou un rasage manuel avec une crème de rasage travaillée avec un blaireau. Avant le rasage, nous vous recommandons de nettoyer le visage et le cou avec un gel nettoyant doux antibactérien, hydratant, non-gras, réparateur et apaisant. Bannir les après-rasages alcoolisés et les soins enrichis au menthol.

 

Peut-on faire un gommage quand on a de l'acné ? 

Les gommages seront adaptés et au maximum une fois par semaine lorsque la peau n’est pas irritée ou trop inflammée. Les masques purifiant ou séborégulateurs peuvent être fait jusqu’à 2 fois par semaine. Le maquillage doit être limité et « non comédogène ». Dans ce contexte et pour camoufler la couleur rouge, utilisez un pigment vert ; pour camoufler les points noirs, la couleur beige.

 

Le traitement médicamenteux

La prise en charge médicamenteuse de l’acné diffère selon la sévérité des lésions et son retentissement psychosocial. Elle est toujours associée aux règles d’hygiène énoncées précédemment ou plus spécifique selon les traitements. Malgré une phase d’attaque, les effets ne sont pas visibles immédiatement et ne permettent pas d’en guérir. Plusieurs mois ou plusieurs années de traitement sont parfois nécessaires pour éviter les récidives.

Les traitements locaux reposent sur des rétinoïdes ou du peroxyde de benzoyle, associés avec des antibiotiques locaux efficaces contre Propionibacterium acnes. Les traitements oraux sont des antibiotiques actifs contre cette même bactérie ou l’Isotretinoïne. Cette dernière est prescrite dans les formes les plus importantes avec une guérison ou un effet durable. Cependant, les conditions d’obtention et de suivi sont importantes car le médicament est tératogène (entraînant des malformations du fœtus de la femme enceinte). Les femmes devront justifier tous les mois de la prise de pilules contraceptives et de leur non-grossesse.

Des traitements non-médicamenteux sous forme de masque et de gels existent aussi avec de réelles efficacités et un risque moindre. Les dermatologues et votre pharmacien peuvent vous conseiller les produits de dermocosmétiques adaptés.

 

Avec toutes ces bonnes explications, aucune raison de passer à côté du traitement de l’acné. Reste qu’un traitement n’est efficace que s’il est fait correctement… 50 à 68% des patients ne le respecteraient pas !

]]>
https://www.mesoigner.fr/conseils/586-lacne-comment-la-traiter
<![CDATA[Comment faire prendre une gélule ou un comprimé à un enfant ?]]>

Il n'est pas toujours facile d'avaler un comprimé ou une gélule, surtout pour les plus jeunes. Voici nos conseils pour vous aider :

  1. Il ne faut jamais couper ou écraser un comprimé, ni vider une gélule sauf si vous avez l'autorisation de votre médecin ou pharmacien
  2. Un comprimé doit être pris assis ou debout, avec un grand verre d'eau
  3. Vous pouvez faire boire votre enfant dans une bouteille : le fait de lever la tête pour boire facilite la déglutition
  4. Pour masquer efficacement le goût avant d'avaler, donnez lui une cuillère de pâte de noisette (si c'est adapté à son âge)
  5. Vous pouvez aussi l'enrober dans une cuillère de miel, de confiture, yaourt, sauce au chocolat …
  6. Si ça ne passe toujours pas, parlez-en à votre pharmacien pour voir s'il existe une autre forme galénique
]]>
https://www.mesoigner.fr/conseils/585-comment-faire-prendre-une-gelule-ou-un-comprime-a-un-enfant
<![CDATA[Comment retirer une écharde ?]]>

Vous vous êtes planté une écharde dans la peau ? Voici comment la retirer :

  1. Lavez-vous bien les mains ainsi que la zone concernée avant de commencer (désinfecter la zone si l'écharde est en bois pour ne pas la mouiller)
  2. Stérilisez votre pince à épiler avec de l'alcool pour éviter tout risque d'infection
  3. Si l'écharde est sous la peau, vous pouvez essayer de décoller cette dernière à l'aide d'une aiguille stérilisée
  4. Attrapez l'écharde avec la pince à épiler et retirez-la toute entière
  5. Une écharde qui vient de la terre ou des plantes peut entraîner le tétanos. Vérifiez si vous êtes à jour de votre vaccin (le dernier doit remonter à moins de 10 ans). Si ce n'est pas le cas, faites vous vacciner dans les 48h
  6. Il ne faut pas garder une écharde ou des éclats sous la peau. Si vous n'arrivez pas à la retirer vous-même, allez voir un médecin

N'oubliez pas de désinfecter après l'extraction de l'écharde !

]]>
https://www.mesoigner.fr/conseils/583-comment-retirer-une-echarde
<![CDATA[Les bons conseils pour une cure de détox après les fêtes]]> La période d’hiver et les fêtes de fin d’année riment souvent avec des excès qui ne sont pas toujours bons pour notre organisme. Lors de cette période, on a tendance à enchaîner les repas trop riches et souvent alcoolisés, le sommeil est moins régulier, et on a tendance à négliger l’activité physique... Voyons ensemble comment repartir sur de bonnes bases en commençant cette nouvelle année 2023 par une bonne cure détox.

 

Qu’est-ce que les toxines et comment les éliminer ?

Dans le langage courant, on utilise le terme « toxine » présente dans le corps pour désigner des particules artificielles (pesticide, additifs, conservateurs…) ou des déchets naturels produits par le corps provenant de notre alimentation ou de l’activité métabolique de l’organisme.

Les toxines passent dans le sang puis sont filtrées et stockées dans les organes comme le foie, les reins, les poumons... Elles sont éliminées de façon naturelle mais on peut optimiser cette élimination en ayant recours à une cure détox.

 

Nos 3 conseils pour une bonne cure détox

En numéro 1, repartir sur une alimentation saine. On fait le vide dans le frigo et les placards des aliments transformés, trop gras, trop salés, trop sucrés. On privilégie les fruits et légumes de saison, les céréales complètes, les boissons et les protéines végétales plus facilement assimilables. Préférer la cuisson vapeur pour les légumes, elle permet de conserver les vitamines et les nutriments.

En numéro 2, l’hydratation est très importante pour l’élimination. Il faut boire environ 2 litres d’eau par jour, on peut la consommer sous plusieurs formes ; eau minérale, tisanes, infusions, soupes, jus de fruit ou de légumes, afin de varier les plaisirs. Bien évidemment, on évite les boissons sucrées, mais aussi le café et surtout l’alcool. Le citron, avec son action drainante et détoxifiante, est un allié de la cure détox.

En numéro 3, adopter une meilleure hygiène de vie. Avoir une activité physique régulière (marche, natation, …) car elle stimule tous nos organes ; avoir un bon sommeil en se couchant tôt et en essayant de dormir 7 à 8h par nuit (oublier les écrans qui émettent de la lumière bleue après 20h) ; arrêter les mauvaises habitudes comme la cigarette. En cette nouvelle année, l’arrêt du tabac pourrait faire partie des bonnes résolutions. Vous pouvez aussi participer au Dry January et arrêter l'alcool, au moins durant la cure !

 

Détox au naturel

De nombreuses plantes ont une action drainante et détoxifiante ; on va retrouver classiquement l’artichaut et le radis noir pour le foie, le fenouil pour la digestion, le pissenlit pour drainer et bien d’autres encore. Si vous êtes des adeptes de l’homéopathie ou de l’aromathérapie, vous pourrez aussi utiliser certaines souches ou certaines huiles essentielles pour vous aider lors de votre détox. Rapprochez-vous de votre pharmacien, il saura vous conseiller par rapport à vos habitudes.

 

À bannir

  • L’utilisation de laxatifs. Ce sont des médicaments qui permettent d’accélérer le transit. Utilisés à mauvais escient, ils peuvent provoquer l’irritation du colon, des diarrhées et l’aggravation des déficiences minérales.
  • Le jeûne. Sans encadrement, le jeûne peut être dangereux pour la santé. De plus, il dérègle tous les mécanismes du métabolisme.
  • Les cures monofruit ou monolégume. Outre le déséquilibre inévitable, cette cure peut provoquer des diarrhées et donc la déshydratation. C’est aussi l’assurance de faire des carences vitaminiques !
  • Les régimes trop stricts en général. Tout régime trop intense conduit inévitablement à un effet yo-yo. Apprendre à son corps à se passer des calories n’est pas une solution à long terme.


Attention, les femmes enceintes et les personnes souffrant de certaines pathologies ne peuvent pas se lancer dans ce type de cure, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé.

]]>
https://www.mesoigner.fr/conseils/289-les-bons-conseils-pour-une-cure-de-detox-apres-les-fetes
<![CDATA[La chute de cheveux]]> Nous avons plus de 100 000 cheveux sur la tête qui vivent et se renouvellent en permanence. Nous en perdons chaque jour une cinquantaine sans même s’en rendre compte. Si la chute de cheveux est plus conséquente, ce n'est plus un mécanisme normal, mais elle peut être corrigée...

 

Vie d’un cheveu

Un cheveu va pousser entre 2 et 4 ans chez l’homme et entre 4 et 7 ans chez la femme. Puis il va se mourir pour se renouveler. 3 mois environ après sa mort le cheveu sera expulsé. Mais ils ne repousseront que 25 fois environ sur toute une vie. C’est ainsi qu’il est plus fréquent de voir des hommes âgés sans cheveux plutôt que des femmes.

 

Causes de la chute de cheveux

Les causes sont multiples. Le plus fréquemment, des agressions ou un stress important entraînent la mort du cheveu qui ne tombera que 3 mois après environ. Des phénomènes internes entraînant une sursécrétion de sébum (gras du cuir chevelu le protégeant) étouffe le bulbe capillaire et entraine la chute du cheveu. Des carences, notamment en fer, sont également une des causes de la perte de cheveux. Ces phénomènes sont corrigeables.

D’autres le sont aussi, mais le problème est médicamenteux. Certains traitements de chimiothérapie sont à l’origine d’une perte de cheveux rapide, voire totale en quelques jours ou quelques semaines et la repousse ne se fait que lorsque le traitement est arrêté. Ce qui n'est pas toujours possible. Certains médicaments plus communs peuvent parfois entraîner des chutes quelques mois après la prise comme des antibiotiques, des anti-arythmiques, des bétabloquants, … Il faut envisager le changement de médicament avec son médecin avec l’aide de son pharmacien pour arrêter ce processus.

Des dermatoses et des affections générales provoquent des chutes spécifiques : teignes, pelade, cicatrices, lichens. Chaque cas doit se soigner de manière précise pour stopper le phénomène.

Inévitable, l’alopécie frappe plus les hommes que les femmes. C’est la perte de cheveux liée à l’âge et à la génétique. C’est une perte progressive qui peut être freinée, mais qui reste irréversible. Chaque zone éclaircie ne se ré-étoffera que par la pose d’implant ou de complément capillaire.

 

Traitement de la chute de cheveux

Inévitablement, la cause la plus facile à traiter est la carence en vitamines, acides aminés et minéraux. Des médicaments et des compléments alimentaires viennent la corriger. Ils contiennent les principaux besoins réclamés par le bulbe capillaire. En complément, il est intéressant de travailler sur la microcirculation en utilisant des shampooings spécifiques ou des solutions locales afin d’amener les éléments nutritifs jusqu’aux bulbes et d’effectuer des massages du cuir chevelu lors de l’application de shampoings adaptés.

La sursécrétion de sébum peut être corrigée de manière locale par l’application sur le cuir chevelu de solution permettant une action sur la glande sébacée (celle qui produit le sébum).

Enfin, un cuir chevelu en bonne santé permet « une bonne terre » pour la culture de ses cheveux. L'utilisation de shampooings de qualité et adaptés à chaque cuir chevelu permet d'éviter la chute, la rechute et autres problèmes. Votre pharmacien est expert de la perte de cheveux et saura vous conseiller les meilleurs traitements contre la chute, mais aussi des soins quotidiens adaptés.

]]>
https://www.mesoigner.fr/conseils/41-la-chute-de-cheveux
<![CDATA[Le Zona : La varicelle 2.0]]>  

Comment se manifeste le zona ? Comment le traiter ?

Le Dr Agnès Ehlinger, dermatologue à Thionville, a répondu aux questions de Vocation Santé.

Par Léna Pedon

 

Vocation Santé : Comment le zona se développe-t-il ?

Agnès Ehlinger : Le zona est dû au virus varicelle-zona (VZV) : varicella- zoster virus. Lors de l’enfance le plus souvent, son contact déclenche la varicelle, maladie infectieuse bénigne et très contagieuse (le risque d’en être atteint est de 95 %). Mais, des années plus tard, à la suite d’une réactivation du virus, la personne peut déclencher un zona, dû à une baisse de ses défenses immunitaires (maladies infectieuses, cancer, virus du sida) ou à une fatigue.

 

Qu'est ce que le zona ?

AE : Le zona est une maladie infectieuse, et plus précisément une ganglioradiculite : le virus séjourne dans les neurones des ganglions sen- sitifs à l’état endormi. Une fois réactivé, le virus suit un trajet nerveux. Par exemple au niveau dorsal, les érup- tions partent du rachis, suivent un arc de cercle sous forme de bandes (le trajet des nerfs), pour rejoindre l’abdomen : c’est le zona intercostal.

 

Comment le zona se manifeste-t-il ?

AE : rejoindre La forme classique est une éruption cutanée au niveau d'un seul flanc (atteinte unilatérale) avec des lésions groupées en bouquets. Les formes mineures se manifestent par deux ou trois bouquets; pour les formes majeures, toute la bande sera touchée. Durant 3 ou 4 jours, avant que l'éruption cutanée n'apparaisse, des douleurs et des sensation de brûlure se manifestent sur un seul côté du thorax, accompagnées d'un syndrôme infectieux (fièvre, fatigue) et d'un gonflement d'une ou de plusieurs ganglions devenant alors douloureux sous l'aisselle (adénopathie axilaire). Puis, des plaques rouges se couvrant de vésicules se forment, groupées en bouquets. Au bout d'une semaine environ, les vésicules sèchent et des croûtes apparaissent.

 

Est-ce très contagieux ?

AE : Durant les premiers jours par contact direct avec les vésicules, le risque de transmission est très éle- vé. Si le sujet n’a pas encore eu la varicelle, il l'aura, et non le zona. Cependant, si le sujet l'a déjà eue, dans certains cas, le fait d'être en contact avec le virus pourrait le réactiver, et donc engendrer un zona.

 

Quel est le traitement ?

AE : Avant 50 ans, si le zona est non ophtalmique (voir encadré), il faut appliquer une pommade cicatrisante ou un antiseptique local (afin d’éviter la surinfection bactérienne). Chez les plus de 50 ans, le traitement doit être le  plus  rapide  possible,  idéalement dans les 72 heures, même s’il est seulement suspecté, avec du valaciclovir ou de l’aciclovir, un traitement an- tiviral (posologie : 1 gramme, 3 fois par jour, pendant 7 jours). Une fois la patient guéri, des pigmentation post-inflammatoires peuvent persister, qui régressent spontanément dans la majorité des cas au bout de 6 mois. La prise en charge dermatologique est exceptionnelle et consistera en des séances de laser ou de peeling (éliminer une fice couche de la peau pour stiluler sa régénération) chez un dermatologue.

 

Les douleurs sont-elles fortes ?

AE : Si la personne est atteinte de douleurs post-zostériennes (complication chronique du zona), oui. Ces douleurs neurologiques peuvent durer de 2 à 4 semaines, et même se prolonger plusieurs années pour certains cas. Leur fréquence augmente de façon significative avec l’âge, en particulier après 50 ans.

 

Comment les soulager ?

AE : Si les douleurs sont modérées,  les  patients  prennent  des antalgiques classiques (paracéta- mol), associés ou non à de la co- déine (antidouleur plus puissant). Si les souffrances sont vraiment fortes ou persistantes, il faut alors prendre des neuroleptiques (car- bamazépine), efficaces pour soulager les douleurs neurologiques.

 

Et les enfants ?

Le Zona n'est pas exceptionnel chez les enfants, excepté chez les tout-petits. Au moment de l'adolescence, le stress, une baisse des défenses immunitaires peuvent faire réémerger le virus et entrainer un zona. Les douleurs disparaissent en 2 à 4 semaines.

]]>
https://www.mesoigner.fr/conseils/582-le-zona-la-varicelle-2-0
<![CDATA[Le froid]]>  

J’entends beaucoup parler de la cryothérapie, mais de quoi s’agit-il ?

Adrien, 25 ans.

Soigner le corps par le froid, c’est ce que propose la cryothérapie. La technique consiste à introduire le patient dans une cabine dont la température peut descendre jusqu’à -110 °C ! Depuis quelques dizaines d’années, cette pratique se développe, en particulier dans le domaine du sport.

D'abord destinée à traiter les douleurs musculaires des athlètes de haut niveau, la technique s’est peu à peu démo- cratisée. La cryothérapie pose cependant de véritables sou- cis de sécurité. Des cas de brûlure au 1er ou 2nd degré ont été déclarés, ainsi que des céphalées, des accentuations de dou- leurs préexistantes, des urticaires au froid…
Les scientifiques ont, encore aujourd’hui, des difficultés à en estimer l’efficacité.

 

Est-il vrai qu’en sortant peu couvert en hiver, on attrape froid ?

Renée, 64 ans.

Non, il s’agit d’une idée reçue. Ce sont les virus et bactéries et non le froid qui nous rendent malades. Si vous ne croisez aucun pathogène, vous pouvez même sortir nu comme un ver, dans la neige et rester en pleine santé ! Pour vérifier cette as- sertion, des chercheurs ont placé des volontaires en petite tenue dans des pièces à 4 °C et à 10 °C, pendant 30 minutes au minimum. D’autres personnes étaient placées dans un bain à plus de 30 °C. Et certains ont également reçu une dose de rhinovirus, un virus responsable du rhume. Résultats : l’étude n’a montré aucun effet du froid, ni sur les symptômes, ni sur le système immunitaire.

On ne peut cependant pas exclure totalement un second rôle de la température : l’air froid et sec, en fragilisant muqueuse nasale, facilite la pénétration des pathogènes. Ces derniers résistent également mieux à l’air frais qu’au chaud.

 

 

Qu’est-ce qu’une engelure ?

Victor, 13 ans.

Suite à une exposition au froid, si votre peau devient insensible et picote, passe du rouge au blanc ou présente de petites cloques, il s’agit d’engelures.

Ces plaques sont principalement dues à la contraction des vaisseaux sanguins de la peau, en réaction au froid. Elles apparaissent souvent aux doigts et/ou aux orteils, lorsque vous êtes resté trop longtemps dehors, sans avoir suffisamment protégé votre peau. En cas d’engelure, il est important de se mettre à l’abri et de ré- chauffer la zone touchée, sans la frotter. À mesure que vous vous réchaufferez, une sensation de brûlure pourrait se faire ressentir, c’est tout à fait normal. Vous pouvez appliquer une crème apaisante pour soulager la douleur.

Certaines personnes sont plus à risque de développer des engelures, comme les enfants en bas âge ou les personnes âgées. Des crèmes préventives existent, demandez conseil à votre pharmacien.

]]>
https://www.mesoigner.fr/conseils/581-le-froid
<![CDATA[La NASH]]>  

La “maladie du soda” gagne du terrain

« La NASH est la première cause de greffe de foie en France, devant l’alcoolisme » rapporte le Dr Réginald Allouche, ingénieur et médecin, spécialisé dans le diabète de type 2 et la NASH. La stéatose hépatique non alcoolique, ou NASH, est un problème de santé publique majeur qui préoccupe de plus en plus les médecins

Par Alexandre Morales avec la collaboration du Dr Réginald Allouche, ingénieur et médecin, spécialisé dans le diabète de type 2 et la NASH.

 

La NASH, quesako ?

La NASH (Non-Alcoholic SteatoHepatitis) est une infiltration de graisse dans les cellules du foie : le sucre en excès s’accumule dans l’organe jusqu’à altérer voire détériorer ses fonctions. « C’est comme une usine qui n’a plus de place dans son entrepôt de stockage. Les cartons seront tout de même entreposés dans l’usine, ce qui empêchera les ouvriers de se déplacer libre- ment et aura des conséquences sur leur capacité de travail », explique le médecin. Si, en France, le terme de NASH est utilisé de manière générique pour désigner un stockage excessif de gras dans le foie, il s’agit en réalité de l’un des stades d’une pathologie plus complexe, la NAFLD (Non Alcoholic Fatty Liver Di- sease) (voir figure).

 

La NASH, mal du siècle !

Cette maladie du foie est favorisée par un mode de vie sédentaire et une alimentation très sucrée, riche en produits transformés. Dans l’Hexagone, le titre évocateur de “maladie du soda” lui est souvent donné. Elle accompagne l’épidémie de surpoids qui touche les pays industrialisés, en particulier dans leurs popu- lations les plus précaires, encore plus exposées à la malbouffe.

Véritable mal du siècle, l’Institut de cardiométabolisme et de nutrition (ICAN) estime que la NAFLD atteint 18 % de la population adulte française. Ce qui veut dire que 220 000 personnes auraient une fibrose avancée, précirrhotique ou une cirrhose.

 

Les facteurs de risque

D’après le Dr Allouche, « il s’agit d’une maladie qui touche principalement les hommes de plus de 50 ans et les femmes ménopausées (jusque-là protégées par les œstrogènes), sédentaires et en surpoids. Les personnes atteintes d’un diabète de type 2 sont aussi très sensibles à cette pathologie. L’alcool et les médicaments prescrits dans le cadre de certaines maladies psychiatriques ou du VIH sont des facteurs aggravants."

« Il n’y a aujourd’hui, aucun traitement pour la NASH, si ce n’est adopter une alimentation  équilibrée et pratiquer une activité sportive régulière. »

 

Comment savoir si une personne est atteinte de NASH ?

Le diagnostic se fait d’abord par une échographie du foie et est confirmé par un examen sanguin qui vise à mesurer le taux de transaminases appe- lées, ALAT ou SGPT. L’augmentation de ces enzymes, produites spécifique- ment par le foie, est généralement le signe d’un disfonctionnement et d’un début de destruction hépatique.

52 ANS

c’est l’âge moyen

d’apparition de la NASH

 

Agir vite !

Une fois le diagnostic établi, il faut rapidement pour stopper l’évolution de la pathologie. En effet, le stade NASH est réversible, mais pas les suivants ! Une volte-face largement permise par l’étonnante capacité du foie à se régénérer. Néanmoins, cette capacité a ses limites.

« Quand il y a une NASH, une inflammation du foie reste réversible mais dès que la fibrose se produit, c’est une autre histoire. Même si on peut la stopper, on ne peut plus revenir en arrière, rappelle l’expert. Et quand la cirrhose apparaît, il est difficile de l’arrêter. C’est pour cela qu’il faut stopper le développement de la fibrose le plus vite possible. »

Cependant, la NASH n'est pas synonyme de cirrhose. De par la complexité du foie, il est impossible de prédire son évolution. Alors que, après quelques années, elle peut déboucher sur une cirrhose ou un cancer pour les uns, elle peut aussi demeurer innofensive pour les autres

 

Comment je me soigne ? 

Pour arrêter l’évolution de la maladie, aucun traitement n’a encore été découvert. La seule option : changer d’habitude alimentaire et pratiquer une activité physique régulière. « Il faut laisser le foie tranquille, et limiter au maximum les sucres et les féculents, gros pourvoyeurs de sucre. En revanche, on peut les substituer par les légumineuses, riches en fibres, qui permettent de calmer l’inflam- mation », explique le Dr Allouche. Concernant l’activité physique, il précise que « dans ce contexte, l’intérêt du sport ne se situe pas au ni- veau des muscles. En effet, la capa- cité du foie à faire son travail dépend du débit du sang qui le traverse. Ain- si, pratiquer une activité dite “cardio”, qui, par définition, augmente le débit cardiaque, améliore singulièrement la capacité du foie à détoxifier le corps. Il permet aussi de diminuer la charge pondérale. »

]]>
https://www.mesoigner.fr/conseils/580-la-nash
<![CDATA[Ma crème nourrissante à l'huile d'amande douce]]>

Comment fabriquer un soin maison à l'huile d'amande douce ? Voici comment fabriquer un soin hydratant pour la peau en quelques étapes simples. Ce soin à appliquer sur le corps renforce l'élasticité de la peau grâce à l'huile d'amande douce, est apaisant grâce à l'eau florale de camomille. La cire d'abeille permet quant à elle de nourrir la peau en profondeur.

  1. Lavez-vous les mains avant d'entamer la préparation
  2. Faites fondre doucement au bain-marie 4 cuillères à soupe de cire d'abeille dans 20cl d'huile d'amande douce
  3. Quand la texture est lisse et homogène, retirez du feu
  4. Ajoutez 4 cuillères à soupe d'eau florale de camomille et 10 gouttes d'huile essentielle de lavande 
  5. Mélangez bien jusqu'à obtenir une consistance assez ferme
  6. Transvasez la crème encore tiède dans un pot en verre hermétique préalablement stérilisé. A conserver au frigo 2 mois maximum
]]>
https://www.mesoigner.fr/conseils/579-ma-creme-nourrissante-a-lhuile-damande-douce
<![CDATA[Dépression saisonnière]]>  

La lumière au bout du tunnel

Avec la nuit qui tombe vite, le froid qui s’installe, et parfois l’humidité, l’arrivée de l’hiver plombe le moral de certains. Ce coup de mou peut être appelé blues de l’hiver mais il peut aussi être le

signe d’une dépression saisonnière. On considère que le blues hivernal et la dépression hivernale peuvent toucher jusqu’à une personne sur dix !

Nous avons interrogé Éric Charles à ce sujet, psychiatre au Centre hospitalier Esquirol à Limoges.

Par Lise de Crevoisier

 

Le spleen de l’hiver

Lorsque l’été prend congé et entraîne avec lui le soleil, certains d’entre nous commencent à avoir le cafard. Cet état, plus ou moins intense en fonction des personnes, peut suggérer une dépression saisonnière. Mais comment la reconnaître ? Éric Charles nous ex- plique : « La première caractéristique d’une dépression hivernale est qu’elle apparaît à partir de l’automne. Ses symptômes sont les mêmes qu’une dépression classique à quelques exceptions près. Ceux retrouvés habituellement dans tous les types de dépression sont une tristesse, des idées noires, un ralentissement à faire les choses, une plus grande fatigabilité ou encore une perte de plaisir. La dé- pression classique, plutôt liée à des évènements de vie, amène également une perte d’appétit, une perte de poids et une insomnie. »

 

 

Les signes de la dépression saisonnière

«Mais pour la dépression saisonnière cest le contraire, ajoute Éric Charles, il y a une augmentation de l’appétit et donc une prise de poids, généralement assez modeste mais qui peut parfois être importante, et au lieu d’une insomnie, il y a ce qu’on appelle une clinophilie, une tendance à passer beaucoup plus de temps dans son lit. Un peu comme les animaux qui hibernent », commente-t-il. L’hibernation est un phénomène chronobiologique qui est lié à l’horloge biologique. Tous les êtres vivants possèdent cette horloge interne. Le mécanisme de l’hibernation serait similaire à celui de la dépression hivernale.

 

 

L’HORLOGE BIOLOGIQUE INFLUENCE AUSSI NOTRE IMMUNITÉ !

En fonction du moment de la journée ou des saisons, nous avons une immunité plus ou moins bonne. Les personnes atteintes de dépression saisonnière, ayant leur horloge biologique décalée, peuvent connaître des variations de leur immunité, comme une plus grande sensibilité à certains moments par rapport à d’autres. Ces personnes ne sont pas pour autant immunodéprimées, c’est-à-dire qu’elles ne présentent pas de déficit immuni- taire. Néanmoins, ces dérèglements peuvent avoir une incidence sur leur santé physique.

 

Les  causes de la dépression saisonnière ?

Cette horloge biologique, aussi appelée horloge circadienne, est synchronisée par la lumière sur les vingt-quatre heures d’une journée. Elle permet de réguler les fonctions rythmiques de notre organisme avec le monde extérieur, par exemple : l’appétit, la veille et le sommeil, la température corporelle, etc. Le lien entre cette horloge et la dépression saisonnière nous est expliqué par le Dr Éric Charles : « L’horloge biologique est régulée par la libération de la mélatonine ». La mélatonine est une neuro-hormone, c’est à dire une substance produite par un neurone et qui agit comme une hormone, en envoyant des informations à tous nos organes. Elle est fabriquée et libérée par notre cerveau uniquement la nuit.

« Chez certaines personnes, cette libération de mélatonine est perturbée. Leur horloge biologique n’arrive pas à s’adapter à l’arrivée de l’automne et à la diminution de la durée du jour. Ceci crée des symptômes de la dépression saisonnière », développe Éric Charles.

 

 

Comment reprendre le dessus ?

Une solution pour déjouer la dépression saisonnière : la lumière ! Elle peut resynchroniser l’horloge biologique. De manière relativement simple, essayez de vous accli- mater avec la lumière du monde ex- térieur. Éric Charles nous conseille :

«Quand le jour se lève plus tard en hiver, évitez de vous retrouver dans le noir le matin puis de passer la journée dans la lumière artificielle du bureau». L’idée est de sortir à la levée du jour pour avoir un contact dès le matin avec la lumière. Mettez-vous à la marche matinale !

Aussi, les mois d’hiver froids et sombres peuvent nous pousser à rester au lit, manger plus et éviter les sorties. Et dépression saisonnière ou non, la sédentarité ne fait du bien ni au moral ni au corps ! Pour ne pas vous laissez aller : changez vos habitudes,  votre  décoration,  faites  du sport, gardez une vie sociale remplie et testez de nouvelles recettes saines et équilibrées (aux légumes d’hiver par exemple).

 

La luminothérapie

Le traitement classique de la dépression saisonnière est la luminothérapie. Le principe est d’exposer les patients à des moments précis à une lumière intense grâce à des lampes de luminothérapie. Ces lampes éclairent à une intensité de 10 000 lux, alors que les lumières de bureaux sont à 200-300 lux.

« Il faut s’exposer le plus tôt possible le matin, pendant une demi-heure à cette intensité de 10 000 lux, tous les jours à la même heure et généralement deux semaines de cure suffisent », indique le Dr Charles. Lamélioration est même ressentie au bout de 2-3 jours en général. Les deux semaines permettent de maintenir l’efficacité tout l’hiver : « si un patient ne va de nouveau pas bien au cours de l’hiver, on peut proposer de refaire une cure, ce qui arrive rarement », rajoute Éric Charles. Il faut donc consulter son médecin dès les premiers signes pour être rapidement diagnostiqué et conseillé.

 

COMMENT LA LUMIÈRE AGIT SUR NOTRE CERVEAU ?

Pour nous sortir d’une dépression saisonnière, la lumière influencerait donc notre horloge interne. Quel est son secret ? Le Dr Éric Charles nous éclaire sur la question :

« Au niveau de la rétine, nous avons des cellules visuelles et des cellules photoréceptrices (qui reçoivent l’information lumineuse uniquement). Ces cellules reçoivent l’information lumineuse de la lampe de luminothérapie, qu’elles transmettent à une zone du cerveau appelée le noyau suprachiasmatique. Ce noyau correspond à notre horloge biologique. Il transmet l’information à la glande pinéale, une autre zone du cerveau, qui fabrique la mélatonine.

]]>
https://www.mesoigner.fr/conseils/578-depression-saisonniere